Parcours de PMA : Pourquoi certaines femmes préfèrent l’étranger ?

Accès à la PMA : pourquoi l’étranger reste une solution pour certaines femmes et couples de femmes ?

Depuis la réforme de 2021, la France a franchi une étape importante en ouvrant la Procréation Médicalement Assistée (au doux surnom de PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes. Pourtant, malgré cette avancée, de nombreuses femmes continuent de se tourner vers l’étranger pour leur parcours de PMA. Mais pourquoi ce choix ? Délais d’attente, anonymat des donneurs, coûts… De nombreux facteurs entrent en jeu, et nous allons les évoquer ici.

1. Des délais beaucoup plus courts à l’étranger

L’un des principaux avantages de la PMA à l’étranger réside dans les délais d’attente. En France, les demandes de rendez-vous sont nombreuses et ont fortement augmenté depuis l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. Dans certaines régions, il peut être nécessaire d’attendre plusieurs mois, voire jusqu’à un an, pour un premier rendez-vous. Ensuite, l’accès à un don de gamètes peut prolonger cette attente. À l’étranger, en revanche, certains pays, comme l’Espagne, proposent des rendez-vous sous 1 à 2 semaines, et l’accès à un don de sperme se fait généralement plus rapidement. Par exemple, lors de notre propre parcours en 2020 (pendant la pandémie, quel timing !), nous avons obtenu un rendez-vous presque immédiatement avec une clinique espagnole, et la première insémination a pu se faire sans délai d’attente.

2. L’anonymat du donneur : un choix personnel et fondamental

L’anonymat ou non du donneur est un élément clé dans le choix de nombreuses personnes qui se lancent dans un parcours de PMA. En France, depuis la réforme de 2021, les enfants issus de dons de gamètes peuvent, une fois majeurs, connaître l’identité du donneur. Cette évolution législative peut être un atout pour certains, mais elle n’est pas forcément accueillie de la même manière par tout le monde. Certaines personnes préfèrent que le don reste anonyme, et c’est pourquoi des pays comme l’Espagne ou la République tchèque, où l’anonymat est garanti, continuent de séduire. Ce choix est profondément personnel et dépend des valeurs et des attentes de chacun pour l’avenir de l’enfant.

3. La rémunération des dons de gamètes : un critère influent

En France, le don de gamètes est un acte bénévole. Mais à l’étranger, dans des pays comme l’Espagne ou les États-Unis, les donneurs sont rémunérés. Cette différence peut sembler étonnante, mais elle a des avantages pratiques : une rémunération plus élevée attire davantage de donneurs, ce qui réduit les délais et permet un choix plus vaste de profils. Toutefois, cela soulève aussi des questions éthiques : est-ce que la rémunération transforme le don en commerce ? Peut-elle inciter des personnes économiquement vulnérables à donner pour des raisons financières ? Chaque décision repose sur un équilibre délicat entre l’efficacité pratique et les convictions personnelles.

4. Le coût de la PMA à l’étranger : un investissement à bien mesurer

En France, la PMA est entièrement prise en charge par la Sécurité sociale, ce qui constitue un avantage majeur pour les couples ou les femmes souhaitant se lancer dans un parcours de PMA. À l’étranger, les coûts sont nettement plus élevés. Par exemple, un cycle de FIV en Espagne peut coûter entre 4 500 et 9 000 euros, en fonction des traitements et services proposés. Si ces tarifs peuvent paraître élevés, ils sont parfois justifiés par des délais réduits et un accompagnement personnalisé. Il est important de noter que la Sécurité sociale française ne rembourse pas directement la PMA à l’étranger, mais certains frais médicaux liés à la PMA, comme les consultations, les examens ou la ponction ovocytaire, peuvent toutefois être partiellement remboursés, sous certaines conditions.

5. PMA à l’étranger : des techniques de pointe ?

Certains pays, comme l’Espagne, l’Italie ou les États-Unis, sont à la pointe des technologies de reproduction et offrent des traitements de haute qualité, tels que la vitrification des ovocytes, le diagnostic génétique préimplantatoire (DPI) ou le don d’embryons. Ces techniques sont parfois plus accessibles qu’en France, où elles sont strictement encadrées. Tout dépend des besoins et des attentes des couples, et de ce qui est considéré comme une priorité dans leur parcours de parentalité.

6. Choisir le pays de son parcours PMA selon les pratiques autorisées

La législation française encadre strictement la PMA. Certaines pratiques sont interdites, telles que la Réception d’Ovocytes de la Partenaire (ROPA), qui permet aux couples de femmes de partager la grossesse. De même, des techniques comme le diagnostic génétique préimplantatoire (DPI), qui est réservé en France à des situations médicales spécifiques, ne sont pas accessibles à tou.te.s. À l’étranger, cependant, certains pays offrent davantage de flexibilité. Par exemple, la ROPA est autorisée dans des pays comme l’Espagne, la Belgique ou le Portugal, permettant aux couples de femmes de partager la grossesse. Le DPI, qui permet de détecter des anomalies génétiques avant le transfert d’embryon, est plus largement accessible en Espagne et aux États-Unis qu’en France. De plus, dans certains pays, le don d’embryons est plus couramment pratiqué que dans d’autres. Chaque pays possède ses règles spécifiques, et il est donc essentiel de bien s’informer pour choisir celui qui correspond le mieux à ses besoins, à ses valeurs et à son projet parental.

Le parcours de PMA, qu’il soit en France ou à l’étranger, est une aventure unique qui dépend de nombreux critères : délais, coûts, techniques disponibles, législation… Chaque couple ou chaque femme a ses priorités et doit choisir en fonction de ses besoins spécifiques. Si l’idée de partir à l’étranger vous tente, il est crucial de bien réfléchir à toutes les implications, qu’elles soient légales, éthiques ou financières. L’essentiel reste de construire la famille de ses rêves, en toute sérénité !

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