Épigénétique en PMA : influence de la future maman sur son bébé

Épigénétique et PMA : comment la mère influence son bébé au-delà des gènes

L’environnement dans lequel un bébé se développe avant sa naissance a une influence majeure sur sa santé et son bien-être futurs. La bonne nouvelle, c’est que la future maman a un rôle actif à jouer dans ce processus. Son alimentation, son bien-être, son mode de vie et son environnement peuvent influencer l’expression des gènes du bébé, favorisant ainsi son développement optimal. Grâce aux mécanismes épigénétiques, elle peut créer les conditions idéales pour que son enfant grandisse en pleine santé.

Pour les femmes ayant recours à la PMA avec don d’ovocytes, double don, accueil d’embryon ou méthode ROPA, ces mécanismes sont particulièrement encourageants. Même si l’ADN du bébé provient des donneurs ou de la partenaire, l’environnement maternel en PMA joue un rôle clé dans l’activation ou l’inactivation de certains gènes, influençant ainsi plusieurs aspects de son développement de manière positive.

Épigénétique en PMA : quel rôle pour la future maman ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la génétique ne fait pas tout. L’ADN du bébé, transmis par les donneurs ou la partenaire en méthode ROPA, est un « plan de base », mais son expression peut être modulée par l’environnement intra-utérin.

L’épigénétique repose sur des mécanismes comme la méthylation de l’ADN ou les modifications des histones, qui activent ou désactivent certains gènes. En d’autres termes, la façon dont la future maman prend soin de son corps pendant la grossesse influence directement la manière dont certains gènes du bébé seront exprimés.

Comment l’environnement intra-utérin influence l’expression des gènes ?

Le développement du bébé est influencé par plusieurs facteurs liés au mode de vie de la mère porteuse. Ces facteurs ne changent pas la séquence ADN, mais ils influencent la manière dont les gènes s’expriment.

Alimentation et épigénétique : un levier puissant en PMA

Manger équilibré pendant la grossesse n’est pas seulement bénéfique pour la santé de la mère, cela joue aussi un rôle clé dans l’expression des gènes du bébé.

  • Les folates (vitamine B9), présents dans les légumes verts et les légumineuses, favorisent une bonne méthylation de l’ADN, essentielle pour le développement cérébral du fœtus.
  • Les oméga-3, que l’on trouve dans les poissons gras et les noix, ont un impact positif sur la formation du cerveau et la vision.
  • Une alimentation variée et riche en nutriments optimise le métabolisme du bébé et réduit les risques de maladies métaboliques plus tard dans sa vie.

Stress et bien-être : pourquoi un environnement serein est essentiel ?

L’état émotionnel de la future maman influence également l’épigénétique de son bébé. Un stress chronique peut activer certains gènes liés à la sensibilité au stress chez l’enfant, ce qui peut le prédisposer à une plus grande réactivité émotionnelle.

À l’inverse, des techniques comme la méditation, le yoga prénatal ou simplement prendre du temps pour soi favorisent un équilibre hormonal qui profite directement au développement du bébé.

Éviter les toxines : protéger l’ADN du futur bébé en PMA

L’exposition aux polluants, au tabac ou à l’alcool peut avoir un impact épigénétique sur le bébé en influençant son métabolisme et son système immunitaire.

  • La pollution de l’air peut modifier l’expression de gènes impliqués dans la croissance.
  • Le tabac est connu pour perturber la méthylation de l’ADN et augmenter les risques de complications.
  • Les perturbateurs endocriniens (présents dans certains plastiques ou cosmétiques) peuvent influencer le développement hormonal du bébé.

Adopter un mode de vie sain permet donc de créer un environnement optimal pour le bon développement du bébé.

Traits physiques et caractère : ce que la mère peut transmettre en PMA

Si l’ADN du bébé est issu des donneurs ou de la partenaire dans le cadre d’une méthode ROPA, l’environnement maternel joue un rôle clé dans la manière dont ces gènes vont s’exprimer. L’épigénétique peut moduler certains traits physiques en fonction des conditions intra-utérines et des habitudes de la future maman.

La couleur de peau, des yeux et des cheveux : quel rôle pour l’épigénétique ?

L’expression des gènes responsables de la pigmentation peut être influencée par l’environnement maternel. Par exemple :

  • Pigmentation de la peau : L’exposition de la mère à la lumière du soleil et sa consommation de certains nutriments (comme la vitamine D et les antioxydants) peuvent jouer un rôle dans la régulation des gènes liés à la production de mélanine, responsable de la couleur de peau du bébé.
  • Cheveux et ongles : Les vitamines B, les oméga-3 et le fer, consommés en quantité suffisante pendant la grossesse, favorisent une croissance saine des cheveux et des ongles du bébé. Certaines variations génétiques peuvent ainsi être plus ou moins activées selon l’environnement intra-utérin.
  • Couleur des yeux : Si la génétique reste le facteur principal, des études suggèrent que l’expression des gènes impliqués dans la production de mélanine dans l’iris pourrait être influencée par des facteurs environnementaux, bien que cela reste encore peu exploré scientifiquement.

Tempérament et intelligence : l’impact de l’épigénétique en PMA

Le développement neurologique est fortement influencé par l’environnement intra-utérin :

  • Une alimentation riche en acides gras essentiels et en choline (présente dans les œufs et les noix) favorise la mémoire et les capacités cognitives.
  • Un climat serein pendant la grossesse peut limiter la surexpression des gènes liés à l’anxiété, favorisant ainsi un tempérament plus calme.

Au-delà de la génétique : les autres ressemblances entre la mère et son enfant

Si la ressemblance physique n’est pas toujours évidente lorsqu’il y a un don d’ovocyte ou d’embryon, d’autres similitudes se développent au fil du temps.

Dès la naissance, un bébé est une véritable éponge qui absorbe les gestes, les mimiques et le ton de voix de ses parents. Il calque ses expressions et ses habitudes sur celles de sa mère et de son entourage proche.

Cela signifie que, même sans lien génétique, une mère et son enfant peuvent partager des ressemblances frappantes dans leur manière de sourire, de parler ou de réagir aux émotions.

Avoir recours à un don d’ovocyte, à un double don ou à un accueil d’embryon ne signifie pas que la mère ne transmet rien à son enfant. Grâce à l’épigénétique, elle influence activement son développement, tant sur le plan physique que psychologique.

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